FAR, Exercice Air 2009 «Renegade», vu 2225 fois

OrganisĂ© par le commandement des opĂ©rations aĂ©riennes portugais, Air 2009 «Renegade» Ă©tait aussi l’occasion, pour les pays participants, d’appliquer les accords transfrontaliers en matiĂšre de sĂ»retĂ© aĂ©rienne. Cette Ă©dition simulait une menace aĂ©rienne interceptĂ©e par un pays mĂ©diterranĂ©en et dont la responsabilitĂ© est transfĂ©rĂ©e au pays frontalier. GrĂące Ă  une simulation informatique, la chaĂźne de commandement a pu s’entraĂźner avant de passer au livex (exercice avec les moyens aĂ©riens rĂ©els). Un Casa 295 portugais a survolĂ© depuis l’Atlantiques, les zones sous responsabilitĂ© du Maroc.

 Hommage aux F.A.R, vu 1780 fois

Les Forces armées royales ont été créées le 14 mars 1956, à la fin du régime du Protectorat (la Marine royale a seulement été fondée en 1960).
Elles ont combattu lors de la guerre des sables en 1963, puis sur le front du Golan en 1973 (voir Guerre du Kippour), contribué à sauver le régime zaïrois en 1977 lors des guerres du Shaba, se sont illustrées lors des affrontements avec le Polisario pour le contrÎle du Sahara occidental, elles surveillent le mur marocain .Elles sont également intervenues en Somalie en 1993 et au Kosovo en 1999.
Le 14 juillet 1999, les Forces armĂ©es royales ont dĂ©filĂ© sur les Champs-ÉlysĂ©es, ce qui Ă©tait alors exceptionnel pour une armĂ©e non française, Ă  l'invitation du prĂ©sident de la RĂ©publique française de l'Ă©poque (Jacques Chirac).
Aujourd'hui, elles participent aux missions de paix (MONUC, ONUCI, EUFOR, KFOR...)

 Video of Clinton's interview with MAP, vu 1698 fois

In an interview with MAP and Al Oula, on the sidelines of her participation in the sixth ministerial meeting Forum for the Future, held in Marrakech on November 2-3, Clinton expressed appreciation for the changes initiated under the leadership of HM the King.
"I don't want anyone in the region or elsewhere to have any doubt about our policy which remains the same," Clinton said in an interview with MAP and TV channel Al Oula.
Recalling that Moroccan-American relations go back to more than 220 years, Clinton said the American position was "reaffirmed in the Bush Administration and it remains the policy of the United States in the Obama Administration."
The US Secretary of State had participated in the sixth Forum for the Future in Marrakech and was received Monday by HM King Mohammed VI in the southern city of Ouarzazate.

 D'ici et d'ailleurs - Le Maroc, vu 3173 fois

Montréal respecte aussi le ramadan. DÚs le coucher du soleil, les parfums de menthe, d'épices et la cadence du Maroc éveillent les sens de la famille Hajouji. Ils respectent le jeûne depuis l'aube et répÚtent ce rituel quotidiennement pendant un mois. Montréal bouge aussi à la marocaine. Un musicien gnawa fait revivre avec ses copains les traditions musicales du Maroc dans les festivals et les bars de la métropole.

 TF1, Mohamed Ait Kaddour, vu 2253 fois

Mohamed Aït Kaddour, ex-militant radical revient sur son passé tumultueux
“J’étais un putschiste”Au procĂšs militaire de Kenitra, il est condamnĂ© Ă  mort par contumace. Feu Hassan II l'appelera “le maillon maquant”. L'exil d'AĂŻt Kaddour durera dix sept ans. À Alger, Tripoli et Paris, il continue son activisme sous la direction de Fkih Basri. Recueillis par A. Mansour et T. Chad.
‱ Maroc Hebdo International: Le gĂ©nĂ©ral Oufkir redevient d’actualitĂ©. Des livres sont publiĂ©s Ă  son sujet, essentiellement par les membres de sa famille. Avez-vous connu le gĂ©nĂ©ral Oufkir. Le dernier intitulĂ© “les invitĂ©s”, est signĂ© Raouf Oufkir. - Mohamed AĂŻt Kaddour: Je n’ai jamais vraiment connu le gĂ©nĂ©ral Oufkir, dans le sens oĂč on l’entend. Quand j’étais directeur du port de Kenitra, un jour de 1972, on m’a dit qu’il y a un officier qui veut me voir. Je descends, qu’est-ce que je vois, un camion chargĂ© d’un yacht et le gĂ©nĂ©ral Oufkir. Si j’ai bonne mĂ©moire, c’est dans ce yacht qu’il allait rencontrer Amokrane. Cela dit, c’est Mehdi Ben Barka qui est d’actualitĂ©, et c’est lui qui ramĂšne Oufkir Ă  la surface.
‱ MHI : Mohamed AĂŻt kaddour, avez-vous trempĂ© dans le coup d’Etat du 16 aoĂ»t 1972?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Non, mais Ă  la façon oĂč allaient les choses, j’aurais peut-ĂȘtre fini par en faire un. Ça pouvait ĂȘtre celui de 73, ou plus tard.
‱ MHI: Parlons de celui de 1972 parce que vous ĂȘtes parti Ă  l’étranger immĂ©diatement aprĂšs

- Mohamed AĂŻt Kaddour: J‘ai encore un document qui atteste que j’étais parti superviser la construction d'une drague Ă  Kenitra, confiĂ©e Ă  une entreprise d’Ostende, en Belgique. J’allais frĂ©quemment voir l’état d’évolution de ce chantier. Etant Ă  Paris, j’ai appris que ma maison a Ă©tĂ© visitĂ©e en prĂ©sence de ma femme. J’ai dĂ©cidĂ© alors de prendre un peu de recul.
Evidemment, j’avais un ami qui s’appelait mokrane, que je voyais Ă  Kenitra. Je l’ai vu en France, en Allemagne, en Suisse, parce qu’il Ă©tait malade. J’étais en bons termes avec lui, en bonne complicitĂ©, et j’allais faire de lui un cadre politico-militaire, mais voilĂ  qu’il m’a Ă©chappĂ©.
‱ MHI : Vous vouliez le recruter à l’UNFP

- Mohamed AĂŻt Kaddour: Bien sĂ»r, j’en avais d’autres

‱ MHI : Des militaires?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Des militaires, oui.
‱ MHI : Qui d’autre par exemple ?
- Mohamed Aït Kaddour: Ceux qui sont morts (Dieu les ait en sa sainte miséricorde), ceux qui sont en vie et au travail, laissons-les tranquilles.
‱ MHI : Vous Ă©tiez alors une sorte de commissaire politique chargĂ© par l’aile radicale de l’UNFP d’entrer en contact avec des officiers. Est-ce exact ?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: C’est plutĂŽt moi qui me suis prĂ©sentĂ© finalement Ă  Fkih Basri pour lui dire Ă©coute, moi, j’ai Ă©tĂ© militaire, par consĂ©quent, j’ai beaucoup d’amis, que je pourrais intĂ©resser Ă  notre mouvement. Cette proposition, qui remonte Ă  1966, a Ă©tĂ© prise en compte.
‱ MHI : Parmi ces militaires, dont vous avez assurĂ© l’encadrement politique, il se trouve qu’il y en a, comme Amokrane, qui ont fait le coup d’Etat du 16 aoĂ»t 1972. Est-ce qu’on peut dire que vous avez Ă©tĂ© le commissaire politique des auteurs de cette tentative de putsch?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Je n’ai pas programmĂ© la date du 16 aoĂ»t 1972. On Ă©tait dans la mouvance, oui. On Ă©tait d’accord, oui. Mais pas plus. Je vous l’ai dit. J’ai rencontrĂ© Amokrane pour la derniĂšre fois Ă  Baden Baden, en Allemagne; il Ă©tait fatiguĂ©, malade. Fikhi Basri m’a demandĂ© de le lui prĂ©senter. On a discutĂ© une dizaine de minutes Ă  peine, parce qu’il devait partir avec sa femme. C’était en juin ou juillet 1972 

‱ MHI: Donc quelques semaines avant le coup d’Etat?
- Mohamed Aït Kaddour: Il ne m’avait rien dit. Par contre, quand Fkih Basri est parti, il m’a dit “je t’envoie un avion”.
‱ MHI : Donc, vous Ă©tiez dans le coup?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Il Ă©tait dans le sien et j’étais dans son projet. Moi, je lui parlais, je le documentais, je lui interprĂ©tais les choses. Mais voilĂ  que lui a Ă©tĂ© happĂ© probablement par une autre machine

‱ MHI: Machine! Laquelle?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: La machine Oufkir, qui avait besoin de lui. Le gĂ©nĂ©ral l’a fait rentrer au Maroc, malade qu’il Ă©tait.
‱ MHI: Par la suite, votre nom a Ă©tĂ© associĂ© Ă  ce coup d’Etat. Vous Ă©tiez officiellement impliqué 
- Mohamed AĂŻt Kaddour: On m’a fait trop d’honneur tout de mĂȘme: Il y avait deux procĂšs, celui de Kenitra et celui de Moulay Bouaza. On m’a mis sur les deux, ce qui a abouti Ă  ma condamnation Ă  mort par contumace. Hassan II (que Dieu ait son Ăąme) m’avait qualifiĂ© devant des juristes de “maillon manquant”. C’est pourquoi j’ai dit, en rentrant au Maroc, le “Maillon manquant” arrive.
‱ MHI: Il y a trois pĂ©riodes dans votre exil (algĂ©rienne, libyenne et française). Dans vos va-et-vient entre Alger et Tripoli vous avez rencontrĂ© des officiers supĂ©rieurs algĂ©riens, dont un certain colonel Draya, qui s’occuppait des services de Renseignements algĂ©riens. Dans quel cadre s’inscrivaient ces contacts?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: C’était un peu pour prĂ©senter aux dĂ©cideurs algĂ©riens notre tendance au sein de l’UNFP. Évidemment dans notre esprit, prĂ©parer quelque chose au Maroc Ă  partir de l’AlgĂ©rie.
‱ MHI : Quelque chose comme quoi ?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Un maquis.
‱ MHI : Donc vous Ă©tiez en contact avec les officiers algĂ©riens pour prĂ©parer un maquis au Maroc. Pour renverser le rĂ©gime au Maroc?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Je ne leur ai pas prĂ©sentĂ© les choses de cette façon-lĂ . Juste qu’on Ă©tait un mouvement radical qui veut aller au fond des choses. Qu’on est amis, et qu’ils se doivent de renvoyer l’ascenseur.
Comme on les avait aidĂ©s, nous, en tant que, ALN, il fallait qu’ils nous aident.
‱ MHI: Aller au fond des choses, c’est renverser le rĂ©gime alors en place au Maroc?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Pourquoi pas?
‱ MHI : On peut appeler votre façon de procĂ©der “intelligence avec une puissance extĂ©rieure”

- Mohamed AĂŻt Kaddour: De Gaulle, le grand de Gaulle, Ă©tait en intelligence avec tous les extĂ©rieurs. On ne peut pas faire des choses de ce genre sans ĂȘtre en intelligence. Je ne luttais pas contre le Maroc. Je travaillais pour le Maroc, je dis bien, pour le Maroc. Le rĂ©gime, c’était autre chose. Jamais je n’ai reçu un sou. Jamais je n’ai dit quelque chose contre mon pays; au contraire.
‱ MHI : Alors, comme ça, vous pensiez que les AlgĂ©riens nous voulaient du bien?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Non, s’ils nous voulaient du bien ou pas, lĂ  n’est pas la question. Je sollicitais une aide tout simplement. Une aide stratĂ©gique, une aide gĂ©ographique, une aide militaire, ça oui.
‱ MHI: Vous Ă©tiez trĂšs proche de Fkih Basri, votre maĂźtre a penser. Comment se fait-il que vous n’ayez pas devinĂ© ses intentions? Vous l’avez cru pendant tout ce temps-lĂ ?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Bien Ă©videmment. Il m’aurait demandĂ© de me jeter du 15Ăšme Ă©tage, je l’aurais fait.
‱ MHI : Maintenant on sait que vous le dĂ©testez, vous lui en voulez Ă  mort
 A quel moment avez-vous cessĂ© de croire en lui?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Quand il m’a dit “le 3 mars 1973, ce n’est pas moi”. Ce jour-lĂ  fait date dans ma tĂȘte, le masque Ă©tait tombĂ©. DerriĂšre le masque, du marbre. Un bonhomme, livide, froid, calculateur, “qui va au guichet” se faire payer 

‱ MHI : Vous avez Ă©crit qu’il avait pris des valises d’argent Ă  Tripoli. Est-ce vous maintenez?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Bien sĂ»r que je maintiens. Le lendemain du coup d’Etat de 1972, il m’a demandĂ© de l’accompagner Ă  Tripoli. Il m’a prĂ©sentĂ© alors comme Ă©tant presque le chef d'une “armĂ©e marocaine de libĂ©ration”. Le lendemain, on dĂ©jeune avec le ministre Libyen de l’IntĂ©rieur et le chargĂ© des renseignements libyens.
‱ MHI: On dit qu’il a pris aussi des valises d’argent à Bagdad et Damas?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Certainement, oui, c’est trĂšs possible, car il est “pro-tout” lui. Il est Ă  la fois “jamahiriste”, donc pro-libyen; baathiste, il est mĂȘme devenu khomeiniste, donc pro-iranien, et il a des relations avec des pays du Golfe.
Je sais qu’il possĂšde un puits de pĂ©trole. Il m’avait proposĂ© en 1987 de m’occuper de son exploitation, sachant que je suis ingĂ©nieur. J’ai dĂ©clinĂ© cette offre, car je ne suis pas commerçant par vocation.
‱ MHI: Vous semblez dire que Fkhi Basri a fait fortune avec des projets de rĂ©volution aventuristes et fantaisistes.
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Ce que je sais avec certitude, c’est qu’il a une chaĂźne de quatre restaurants Ă  Paris, sous l’appellation “Amazigh”, un supermarchĂ© Ă  Ivry, un immeuble au cƓur de Paris, et la liste de ses biens est encore longue.
‱ MHI: AprĂšs avoir arrĂȘtĂ© la navette Alger-Tripoli, vous ĂȘtes parti Ă  Paris. Pour y faire quoi?
- Mohamed Aït Kaddour: J’ai rejoint Abderrahmane Youssoufi et Mehdi Alaoui.
Et, sur proposition de Si Abderrahmane, nous avons créé la CAN, Commission administrative nationale, chargĂ©e des relations extĂ©rieures; y figuraient notamment Lakhsassi, Benyahia

‱ MHI: Pourquoi avez-vous appelĂ© votre fils Amekrane?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: C’est comme on appelle Mohammed, par rĂ©fĂ©rence Ă  Sidna Mohammed.
Amokrane Ă©tait un ami, un martyr. J’ai donnĂ© son nom Ă  mon fils comme Hassan LaĂąrej a appelĂ© le sien Zerktouni.
‱ MHI: Votre retour au Maroc a Ă©tĂ© Ă©galement agitĂ©. Vous avez fait vos valises et pris l’avion pour le Maroc?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: J’ai tout simplement pris la dĂ©cision de revenir aprĂšs mure rĂ©flexion.
‱ MHI: Mais alors pourquoi votre nom ne figure-t-il pas sur la liste de l'amnistie royale?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Je ne sais pas. J’étais le maillon manquant. Moi, je ne cherchais pas Ă  ĂȘtre amnistiĂ©, je me suis auto-amnistiĂ©. C’était en 1989, Ă  la veille du VĂšme congrĂšs de l'USFP.

‱ MHI: Et vous avez Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  l’aĂ©roport?
- Mohamed AĂŻt Kaddour: Oui, on m’a mĂȘme apprĂ©hendĂ© dans l’avion. Tout le monde est descendu par l’avant et moi par l’arriĂšre. Des officiers de police se sont prĂ©sentĂ©s Ă  moi et m’ont escortĂ© Ă  une grosse voiture qui attendait. J’ai Ă©tĂ© retenu durant neuf jours dans une villa Ă  Rabat. Je signe mes dĂ©clarations et on m’emmĂšne au tribunal militaire oĂč un juge m’annonce qu’à partir de ce moment-lĂ  je n’étais plus condamnĂ© Ă  mort, et je suis emmenĂ© Ă  la prison de LaĂąlou, puis Ă  celle de SalĂ© que j’ai inaugurĂ©, en tout 9 mois. Le 14 ou 15 novembre 1989, feu SM Hassan II, que Dieu ait son Ăąme a annoncĂ© Ă  Abderrahim BouĂąbid sa dĂ©cision de prolonger une nouvelle fois la durĂ©e du Parlement, Ă  cause du problĂšme du Sahara. Abderrahim m’a racontĂ© que c’est au moment oĂč il se levait pour partir que feu Hassan II a appelĂ© GuĂ©dira au tĂ©lĂ©phone pour lui demander de me faire relĂącher. Le lendemain, le 16 novembre 1989 j’étais libre. VoilĂ  mon histoire.
‱ MHI: Seulement, le constat est que vous avez tout ratĂ© par rapport Ă  votre projet: pas de rĂ©publique, des coups d’État ratĂ©s. - Mohamed AĂŻt Kaddour: Le fait que nous soyons libres de parler de tels sujets sans entrave me suffit largement. Avant on ne pouvait pas. Et c'est en partie grĂące Ă  ces fautes, Ă  ces erreurs.

 RAM, Ayez pitiĂ© des Marocains de l'AmĂ©rique du nord, vu 2916 fois

Un appel de la communauté marocaine de l'Amérique du nord à Monsieur Benhima, PDG de la RAM et à l'Association des pilotes de ligne de la RAM pour faire une exception sur la ligne Casa/Montréal dans leur grÚve.

 Bizarre Foods - Morocco, by Andrew Zimmern, vu 3004 fois

Andrew Zimmern is a food writer, TV personality, chef, and teacher. Born and raised in New York City, he began his formal culinary training at the age of 14, apprenticing with some of the greatest chefs in the world.
Currently, as the co-creator, host and contributing producer of Travel Channel series, "Bizarre Foods with Andrew Zimmern," Andrew travels the world, exploring the food in its own territory and tasting the most unique, traditional fare he can find. From restaurants to jungle markets, it's all about discovering the authentic, immersive experience.
"Bizarre Foods" has received high praise from "The New York Times," "The Washington Post," "USA Today," "Outside Magazine" and other national publications. Andrew has appeared on "Live with Regis and Kelly," "NBC's Today Show," "The Tonight Show with Jay Leno," and the Food Network's "Best Of."
Andrew is also a dining columnist at "Minneapolis-St. Paul Magazine" and his writing has appeared in numerous national publications including Delta Airlines' "Sky" magazine, "Food Arts," "Restaurant Business," "NWA Traveler" and "Bon Appetit."

 les Marocains d’Espagne, vu 3365 fois

L’Espagne recrute partout depuis quelques annĂ©es, surtout au Maroc. Le temps d’une vendange ou d’un chantier. L’Anapec (Agence nationale de promotion de l’emploi et des compĂ©tences) cherche des « candidats » pour le voisin ibĂ©rique qui iront travailler quelques jours ou quelques mois pour 35 euros par jour environ. Seuls le logement et le voyage sont compris dans le package. Les frais de visa sont payĂ©s par les futurs travailleurs, qui Ă©videmment rentreront chez eux une fois leur tĂąche accomplie. Voici une rĂ©alitĂ© des Marocains en Espagne, mais qu’en est-il de ceux qui sont dans ce pays depuis la premiĂšre campagne d’immigration ? OĂč travaillent- ils ? Quels secteurs occupent-ils ? Que signifie ĂȘtre « zmagri » en Espagne ?
AprĂšs la France, l’Espagne regroupe la deuxiĂšme plus importante communautĂ© marocaine d’Europe. Depuis 1991, date de la premiĂšre loi d’immigration, l’Espagne distribue des visas Ă  tour de bras afin d’alimenter certains secteurs d’activitĂ© en manque de main-d’Ɠuvre. Ces secteurs sont l’agriculture, l’industrie, la construction et le tertiaire. Selon de tout derniers chiffres qui s’arrĂȘtent Ă  juillet 2007, sur prĂšs de 15 millions d’actifs en Espagne, 240.000 d’origine marocaine ont un emploi, soit 1,6%. On recense dans toute la pĂ©ninsule ibĂ©rique, 604.000 immigrĂ©s marocains ayant un permis de sĂ©jour, rĂ©partis dans diffĂ©rentes rĂ©gions, Ă  savoir parmi les plus peuplĂ©es : la Catalogne avec prĂšs de 200.000 personnes, suivie par l’Andalousie (89.000) et Madrid (68.000).
Le secteur primaire est celui qui emploie le plus une population immigrĂ©e. Plus d’un Marocain sur trois travaille dans l’agriculture. Dans la construction, ils sont un cinquiĂšme. Le secondaire embauche 9% de cette population. Quand au secteur tertiaire, dominĂ© gĂ©nĂ©ralement par les femmes, il englobe 27% des travailleurs marocains. Ce dernier comprend l’hĂŽtellerie, les services domestiques et le commerce. En revanche, 6% seulement sont cadres ou exercent une profession libĂ©rale.
Cela fait 17 ans, soit le temps d’une demi-gĂ©nĂ©ration, que les Marocains ont Ă©migrĂ© en Espagne et l’on remarque que ce sont toujours ces mĂȘmes secteurs qui les emploient. La seule diffĂ©rence se trouve dans la nouvelle loi d’immigration, adoptĂ©e en 2003, peu aprĂšs la lĂ©galisation massive des clandestins sur le territoire espagnol. Cette loi spĂ©cifie le contrĂŽle des frontiĂšres : si le visa n’est plus aussi facilement distribuĂ© ou prolongĂ© comme il y a quelques annĂ©es, cela ne veut pas dire que toutes les demandes faites par les immigrĂ©s soient rejetĂ©es. Selon le ministĂšre de l’IntĂ©rieur, le prolongement des visas pourra se faire « exceptionnellement si les Ă©trangers ne formant pas partie de l’ Union europĂ©enne rĂ©sident en Espagne pour raisons humanitaires ou pour une Ă©ventuelle collaboration avec la justice ». Ceux-ci doivent Ă©videmment rĂ©pondre aux critĂšres de la loi afin de demander un permis de sĂ©jour. En rĂ©sumĂ©, la loi a changĂ©, mais pas la situation des Marocains.
Selon l’INE (Institut national de statistiques espagnol), les travailleurs dĂ©clarĂ©s sont majoritairement des hommes. Ils constituent prĂšs de 1,16% de la population active dans la pĂ©ninsule, soit environ 174.000 personnes, gĂ©nĂ©ralement cĂ©libataires et ĂągĂ©s entre 20 et 30 ans. Dans l’imaginaire espagnol, l’immigrĂ© « type » est un homme, ouvrier, cĂ©libataire et ĂągĂ© de 25 ans. Les femmes reprĂ©sentent moins de 0,5 % des actifs. Elles sont environ 37.000, Ă©galement cĂ©libataires et relativement jeunes. Seule une infime partie de cet effectif englobe les femmes mariĂ©es ou divorcĂ©es. Les femmes travaillent plus aisĂ©ment dans les secteurs domestiques. Un tiers d’entre elles sont embauchĂ©es comme cuisiniĂšre ou serveuse.
NĂ©anmoins, globalement, les proportions varient en fonction de la rĂ©gion de rĂ©sidence. Par exemple, le secteur agricole prime plus Ă  Murcie qu’aux BalĂ©ares. Le secteur industriel reste minoritaire dans tout le pays Ă  part Ă  la Rioja ou dans la CommunautĂ© Valencienne oĂč il demeure la principale source d’activitĂ© et de richesse de la rĂ©gion.
Les Marocains qui travaillent en Espagne sont Ă  l’évidence plus nombreux. MĂȘme si 604.000 personnes sont en situation lĂ©gale sur le territoire, c’est-Ă -dire possĂ©dant un permis de sĂ©jour et bĂ©nĂ©ficiant de la sĂ©curitĂ© sociale, quelques milliers d’autres vivent dans la clandestinitĂ© la plus totale ou ne se dĂ©clarent qu’à moitiĂ©. Selon des sources dignes de foi, la combine serait de se faire enregistrer Ă  la mairie et obtenir une attestation de logement. Cette pratique serait rĂ©pandue et ne solliciterait aucune contrainte. On pourrait parfaitement dĂ©clarer oĂč l’on habite sans pour autant avoir une carte de sĂ©jour. Une simple carte d’identitĂ© suffirait alors, qu’elle que soit la nationalitĂ©. Cette mesure n’est pas pour autant facultative, car elle permet Ă  la Commune de recenser les habitants des environs et de pouvoir obtenir ses papiers dĂ©finitifs. Elle est aussi normalement destinĂ©e Ă  aider l’« Hacienda », le service des ImpĂŽts, mais leur communication laisse encore Ă  dĂ©sirer au grand bonheur de tous les Espagnols et de tous les Ă©trangers rĂ©sidant en Espagne.
Cette illĂ©galitĂ© a pour corollaire l’exploitation relative de cette couche de la population dans tous les secteurs d’activitĂ©, particuliĂšrement au sein de l’agriculture et de la construction oĂč les conditions de travail sont souvent dĂ©plorables. On se souvient des Ă©vĂ©nements du 17 janvier 2007 oĂč deux jeunes Marocains ont Ă©tĂ© griĂšvement blessĂ©s suite Ă  un accident de travail : l’un d’entre eux, tout juste ĂągĂ© de 22 ans, avait succombĂ© Ă  ses blessures.
On se souvient aussi de la tragĂ©die de juillet 2006 qui avait fait cinq morts suite Ă  des irrĂ©gularitĂ©s graves sur un chantier de construction. S’il est connu que les clandestins ne sont pas payĂ©s ou trĂšs mal payĂ©s et qu’ils ne jouissent pas de bonnes conditions de travail, les salariĂ©s lĂ©gaux ne sont guĂšre mieux lotis : rarement dĂ©clarĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© sociale, ils touchent presque la totalitĂ© de leur salaire au noir sans ĂȘtre pris en charge en cas d’accident, ajoutant Ă  cela des comportements et des agissements intolĂ©rables de la part d’employeurs.
On constate trĂšs souvent, dans le secteur de la construction, l’absence de filets de sĂ©curitĂ© et de congĂ©s payĂ©s et, pis encore, le licenciement immĂ©diat en cas de maladie ou d’indisponibilitĂ© temporaire. Mustafa Dadda, une des victimes de l’incident de janvier dernier, raconte que « les remparts de sĂ©curitĂ© Ă©taient insuffisants » et que « le mur risquait de s’effondrer Ă  tout moment. » D’aprĂšs certains ouvriers, beaucoup n’osent pas refuser de travailler - alors qu’ils savent que cela comporte un risque pour leur vie - « par peur de reprĂ©sailles ».
Si les immigrĂ©s marocains acceptent ce genre de situation, c’est pour plusieurs raisons. Tout d’abord, par manque de choix : Ă  cause de la sĂ©grĂ©gation Ă  l’embauche, il est en effet trĂšs difficile pour un Ă©tranger, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, de trouver du travail en Espagne, et encore plus pour un Marocain. Sans compter le dĂ©lit de faciĂšs. Il est clairement spĂ©cifiĂ© sur des sites Internet destinĂ©s Ă  l’emploi, tels que trabajar.com, la mention « espagnol natif ». Cette discrimination est d’autant plus confirmĂ©e lorsque l’on sait qu’un Espagnol sur deux est davantage prĂ©occupĂ© par l’immigration que par le terrorisme. Effectivement, selon une Ă©tude publiĂ©e par l’agence Europa Press sur les principales prĂ©occupations des Espagnols cette annĂ©e, l’immigration serait en premiĂšre position du classement en mĂȘme temps que le chĂŽmage.
Selon Abdelhamid Beyuki, prĂ©sident de l’Atime (Association des travailleurs immigrĂ©s en Espagne) créée en 1989, « la xĂ©nophobie est en hausse et se trouve ĂȘtre partiellement le rĂ©sultat de ce que transmettent les mĂ©dias, mais elle est aussi le rĂ©sultat du message que diffuse le gouvernement espagnol pour justifier sa politique migratoire ».
Toujours selon lui, « le racisme une fois enclenchĂ© devient trĂšs difficile Ă  combattre et cela se ressent au moment d’ĂȘtre embauchĂ©. » Quand Ă  l’exploitation de la population marocaine, il affirme la combattre tous les jours grĂące aux syndicats et ONG espagnoles. Tout ceci nous donne une forte impression de dĂ©jĂ  vu : malgrĂ© la diffĂ©rence d’évolution entre la France et l’Espagne, il semble que l’histoire de l’immigration se rĂ©pĂšte.

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In the run up to the World Cup in South Africa next year, hundreds of thousands of fans will be welcomed to the country in new and improved airports for a 30 day celebration of football. To make sure that South Africa can handle the influx, the country's airports have been receiving a facelift ahead of the 2010 FIFA World Cup and with only six months until kick-off, the last few touches are being applied. At the Wonderboom airport in Tshwane/Pretoria a few weeks back, South African Minister of Transport, Sibusiso Ndebele reflected on the importance of transport during the tournament.